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mardi, 28 novembre 2006

Avant-propos

J’ai vu Hubert Grooteclaes, pour la dernière fois, en juin 1994. C’était une fin d’après-midi, dans l’immeuble de la Sacem, à Neuilly. Nous étions quelques dizaines de personnes, réunies pour regarder un film de Claude-Jean Philippe, Léo Ferré par lui-même, qui devait être diffusé un peu plus tard sur la chaîne Arte. On le donnait, ce jour-là, en projection privée, sur invitation. Nous n’avons pas parlé très longtemps. Si j’avais pu savoir qu’il ne lui restait que quatre mois à vivre, je l’aurais immédiatement emmené loin de là, dans ce pays où la mort est photographe et où, par solidarité, elle épargne ses confrères. Alors que, chez nous, la mort n’est rien. Comme cela la vexe, elle fait en sorte d’emporter tout le monde, pour se donner de l’importance. En août, Grooteclaes m’écrivit une carte, l’ultime. Je lui avais envoyé un livre que je venais de publier, qu’il n’avait pas encore lu et à propos duquel il notait : « D’avance, j’aime ». C’était bien lui, ça, à la fois doux et décidé. En octobre, j’appris son départ.

J’ai découvert le travail d’Hubert Grooteclaes en même temps que l’œuvre de Léo Ferré, en 1969. Incidemment. Les pochettes des disques de Ferré présentaient en effet des photographies qui me plaisaient beaucoup et dont bon nombre portaient, en tout petits caractères, « photo Grooteclaes ». Je suis ainsi entré dans son univers et je ne saurais dire pourquoi, au départ, j’ai été fasciné. En y réfléchissant, la raison devait en être que les portraits de Ferré qu’il proposait étaient différents des autres, comme par un regard de tendresse amicale, tout empreint d’un profond respect et d’une honnêteté si évidente qu’il eût été indécent de la nier. Aujourd’hui encore, entre cent Léo Ferré, je reconnais les images signées Grooteclaes, du premier coup d’œil, toutes époques confondues. Je lui ai adressé l’ouvrage que j’ai donné à lire sur le poète, en 1987. C’est encore dans une loge de Léo Ferré que je l’ai rencontré pour la première fois. Je connaissais bien son œuvre, à toutes les périodes de sa création. Je n’ai pas été étonné de voir l’homme en face de moi, il me semblait qu’il était là, depuis toujours. Il ressemblait à son travail et son travail lui ressemblait, c’est dire assez qu’il était un artiste authentique. Sa voix, que j’entends toujours de loin, allait également de pair avec l’ensemble. Pourtant, les circonstances ont fait que je n’ai pu voir que peu de ses expositions, et que la remarquable rétrospective qui eut lieu au Musée de la Photographie de Charleroi, dans l’ancien Carmel de Mont-sur-Marchienne, fut hélas posthume.

Je lui avais, un jour, pour mon plaisir comme pour le saluer, consacré une brève étude, demeurée inédite. Je voulais lui faire ce cadeau, je lui transmis le manuscrit. Il m’a dit qu’il l’avait apprécié et, des années plus tard, toujours dans sa dernière carte, m’en a reparlé. C’est ce texte, dont je suis sûr, au moins, qu’il avait reçu son accord, que je reprends ici, en le complétant parce que le temps a passé et en le récrivant parce que la mort inscrit tout, immédiatement, dans une perspective autre.

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lundi, 27 novembre 2006

Photographe et poète

Précédant le déclic réel, se produit dans la tête de l’artiste un autre déclenchement qui lui fait entrevoir, par avance, la nature de l’image qu’il va créer. En ceci, la photographie devance son propre souvenir. Elle est l’image d’avant elle-même.

Les hommes du Nord portent sur les choses un regard adouci par la coutumière fréquentation d’horizons plats et de ciels aux gris changeants. Ils sont poétiquement « prédestinés », même s’ils finissent, un jour ou l’autre, par s’en aller mettre leurs souvenirs au soleil. Ils s’ensudent, comme exsude une humeur, Rimbaud ne démentira pas. Ils sont la vie d’avant le soleil.

Vie d’avant le soleil, image d’avant elle-même, c’est déjà l’embryon d’un artiste photographe, d’un poète. Voici lâchée l’impardonnable parole. Et si des photographies la clament aux quatre vents du pays plat, alors… « Méfiance », disent, à l’unisson, les photographes de mode et les gens de pouvoir. Ils n’ont pas tort. La poésie, c’est de la cheddite. Hubert Grooteclaes conservait cette âme d’enfant nécessaire à l’émerveillement, et possédait cette lucidité première, qui fait la vie douce et amère à la fois.

Il naît à Aubel, près de Liège, le 6 novembre 1927. Son père, Antoine Grooteclaes et sa mère, Clémentine Laixhay, sont fromagers. Sa sœur aînée, Yvonne, est née deux ans plus tôt. Il ira suivre, au collège Saint-Hadelin, à Visé, ses études primaires et secondaires. C’est à partir de 1947 qu’avec un Zeiss Ikon 6 x 9, il pratique, en amateur, la photographie. « Amateur » est un mot dévalué, en cette époque d’outrancière spécialisation. Il ne faut pas oublier, néanmoins, que l’amateur est celui qui aime, qui apprécie. C’est un beau mot. Huit ans plus tard, en 1954, après avoir passé quelques années à travailler dans la fromagerie familiale, Grooteclaes débute officiellement dans cet art qui restera le sien, en autodidacte. « Amateur », « autodidacte », il n’en faut pas plus pour que se ferment les portes de ceux « qui savent ». Laissons claquer ces portes-là. Lorsqu’on est poète, on n’a pas le temps d’écouter vaticiner les puissants. Chacun son métier.

La photographie deviendra, justement, le métier de Grooteclaes. C’est dire que, bon an, mal an, il en vivra et ne la quittera plus, cette femme d’images. Il s’installe dans un studio, dès 1955, et commence à pratiquer le portrait. « À l’époque, c’était la discipline que je préférais, dit-il, et qui me coûtait le moins d’efforts. Au jour le jour donc, le portrait de commande… et bien vite l’ennui… si je n’avais photographié beaucoup d’acteurs de cinéma, de théâtre, ainsi que des chanteurs qui passaient dans ma ville ». Nous sommes à Liège, rue Charles-Magnette. Grooteclaes fait du portrait, Jacques Dufilho, Sammy Davis Junior, Brel, Aznavour. Ou Brasseur, Jean Marais, Danielle Darrieux… Il ose souvent, et il continuera, d’improbables cadrages. De ses voyages à Barcelone en 1953, à Paris en 1958, il ramène, curieusement, des photographies qu’on pourrait croire de Doisneau, de Cartier-Bresson, qu’on pourrait imaginer d’Izis ou de Boubat. Or, il ne connaît pas ces photographes. C’est dire s’il sent l’époque, s’il frémit à l’idée du moment.

C’est en 1959 que se produit pour lui une chose merveilleuse, sa rencontre avec Léo Ferré, venu chanter au Palais des Congrès de Liège. Il aura, à ce sujet, cette phrase, modeste et reconnaissante : « Pour moi, c’est plus important que la photographie. C’est la chance de ma vie ». Leur amitié ne s’est pas démentie et, jusqu’à la fin, celle de l’un précédant d’assez peu celle de l’autre, ils conserveront une estime et une affection réciproques, un exemplaire respect.

Parallèlement, Grooteclaes effectue de constantes recherches graphiques. Durant dix ans, de 1963 à 1973, il se fixe dans le photographisme, effectue des trucages, trame ses photos, les déforme, « il fait des monstres regardables », comme le dira Ferré, [1] et présente ses créations dans des couleurs violentes, rouge vif, jaune, bleus et verts inventés… Ce travail connaîtra le succès et sera publié dans le monde entier. Il sera même plagié, voire volé ; il lui arriva de voir ses travaux paraître sous d’autres signatures.

Mais une nostalgie le travaille, celle de la peinture. Les photographes, souvent, rêvent de pinceaux qu’ils ne manieront pas. Grooteclaes imagine donc de donner droit de cité à la photographie… dans les galeries de peinture. Pour cela, sur des toiles, il projette ces images graphiques conçues par lui, et en reproduit tous les détails, avec des couleurs acryliques. En Belgique comme en France, il peut alors vendre sa belle ouvrage. Tout cela, cependant, l’éloigne de la photographie, à proprement parler. Il la veut retrouver et, en 1973, à Liège, il devient professeur.

Un artiste véritable n’a, au fond, rien à faire de l’enseignement. Bien sûr, il s’agit fréquemment d’un passage obligé – combien de pianistes mangent-ils en donnant des cours dans un conservatoire – mais il ne faut pas y demeurer. Professeur ordinaire, il ne se serait pas vidé. Artiste, il a tout donné à ses élèves. Que leur dit-il ? Des choses importantes, comme « l’artiste est un homme seul », ou bien « la beauté est un critère suspect », et ces mots : « Le paradis photographique, c’est ailleurs. Où ça ? Je n’en sais rien, mais cela ne peut être pire qu’ici, mon petit ». Et il passe à autre chose.

Il s’oriente vers des travaux situés aux antipodes des précédents. Il faisait de l’image au trait, il découvre le flou. C’est un départ pour lui, une nouvelle aventure, qui voit le jour en 1973. Il a déniché une ancienne optique, qui doit bien dater des années 30. A pleine ouverture, elle donne… du flou, comme un coup de baguette de la création. Grooteclaes s’est trouvé. Il s’est inventé, pour longtemps, une technique propre. Ces photographies floues, il les vire et leur conserve des noirs impétueux. Poète, il les colorie ensuite. Il n’a alors que la cinquantaine, c’est la jeunesse, pour un artiste. « Tirer mes images en flou fige ces moments dans le temps et il s’en dégage une nostalgie qui n’est, tout compte fait, pour moi, qu’une tristesse agréable ».

Il s’est ouvert des portes nouvelles, des portes marquées « Grooteclaes » parce qu’elles ne mènent qu’à lui, à sa propre vérité. Dans son travail, désormais, passe la pure émotion, sur des escarpins de soirée. Ce qui lui permet de déclarer : « Je suis toujours à la recherche, chez les autres, de la photographie qui me fera pleurer de joie ». C’est assez clair, non ? Son flou à lui – et qui n’appartient à personne parce qu’au-delà de la technique, il s’embrume de poésie – tient peut-être du regard brouillé de larmes. Il est parvenu à donner des couleurs au temps, ce temps qu’il fige et dont il fait sortir ses sujets ; le flou gomme à jamais leurs rides. C’est « l’éternité de l’instant », une formule de Léo Ferré, naturellement. Mais l’éternité de l’instant, pour Ferré, c’est aussi l’amour. Et pour Grooteclaes, qu’est-ce d’autre ? Jean Dieuzaide témoigne : « Te rappelles-tu, Hubert, notre conversation dans les couloirs de la Kunst Halle à Cologne, en 1976, alors que tu étais tout heureux de me montrer les nouvelles images qui « t’arrachaient » de ton carcan ? Tu n’avais plus le même visage, tu avais rajeuni et je t’ai senti plus près de moi et des autres, et toi aussi sans doute… » [2]

Grooteclaes a ses œuvres dans des collections particulières, et d’autres ont été acquises par des ministères. Il a fait des expositions personnelles de sérigraphies, de peintures, de photographies. Il a été maître de stage. Il a publié ses travaux dans des revues, des ouvrages, en cartes postales, en affiches… Voilà pour le professionnel, puisqu’il faut, en ce monde, sans cesse présenter son curriculum vitæ. Son dossier d’œuvres et de références a une agréable épaisseur.

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[1]. Léo Ferré, Hubert Grooteclaes, in Zoom, n° 37, mai 1976.

[2]. Jean Dieuzaide, in Hubert Grooteclaes, catalogue d’exposition, Galerie municipale du Château d’eau, Toulouse, décembre 1981.

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dimanche, 26 novembre 2006

La tendresse et les filles

Il s’est marié le 15 juillet 1958, et son épouse, Renée (dite Ninette) Halbart, lui a donné trois filles, Marianne, Pascale et Madeleine. Nous connaissons des portraits des deux dernières. Mais c’est Marianne que, du portrait au flou, en passant par le photographisme, l’on retrouve sans cesse. Elle n’a jamais cessé d’avoir cinq ans. Elle ouvre des catalogues, illustre des affiches, passe dans Planète [1] bien protégée par un texte de Ferré, elle est là, sur ce très beau portfolio commenté par ce même Ferré, qui a pour titre, encore une fois, L’Éternité de l’instant, [2] elle est là, en cartes postales, dans tous ces clichés, dans toutes ces œuvres d’art que son père dépose à ses genoux. À ses yeux, serait-il plus exact d’écrire. Ses yeux qui ont ce noir profond de l’enfance, lorsqu’elle regarde la vérité. Joseph Orban a écrit : « C’est une enfant sereine aux yeux grands et bruns et beaux comme une détresse pressentie. À cinq ans, elle avait déjà les lèvres rouges, immobiles et inquiètes. Peut-être se demandait-elle si les arbres qu’elle caressait, si les feuilles qui touchaient son visage étaient vraiment de soie ou si, seulement, son père les avait vêtus de laine pour qu’elle ignore les orties ». [3] Dans les images de Grooteclaes, Marianne est Marianne, hors du temps. Oui, c’est peut-être pour elle, inconsciemment, qu’il réinventa le flou. À jamais protégé, le regard particulier de Marianne. À jamais offerts au vent – et masquant, cette fois, ses yeux – les cheveux de Pascale qui conservera, pincée entre ses lèvres, cette aiguillée de fil et, dans ses mains, son ouvrage d’éternité. À jamais contemplant des eaux lumineuses, mordorées, nous tournant le dos, cette Madeleine. Écoutons encore Joseph Orban : « Quand il peigne les cheveux de ses filles, Grooteclaes met sa vie au bout de l’objectif. Marianne, Pascale et Madeleine, ce sont des images d’infantes sans la douleur. C’est la tendresse qui nargue la violence. C’est de l’amour troublant dans le trou noir du chaos. [4] En regardant les filles de Grooteclaes telles qu’il les voit et qu’il les protège, chaque père voudrait être photographe. C’est le privilège des artistes : en rendant publique leur œuvre, ils font s’envoler les âmes et nous donnent l’amour du talent. 

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[1]. Hubert Grooteclaes et Léo Ferré, Pureté, chagrin d’adulte…, in Planète, n° 22, mai-juin 1965.

[2]. Hubert Grooteclaes et Léo Ferré, L’Éternité de l’instant, Liège, Éditions du Perron, 1984.

[3]. Joseph Orban, Hubert Grooteclaes : la mémoire amarrée, haute, in L’Éternité de l’instant, catalogue d’exposition, Centre Wallonie-Bruxelles, Paris, février-mars 1985.

[4]. Ibidem.

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samedi, 25 novembre 2006

Les lieux, le silence

Grooteclaes peint aussi (et le verbe peindre vient ici tout seul, est-ce un hasard ?) des lieux et des paysages. La première qualité que donne à ces endroits ce flou – qu’on ne peut nommer autrement que « le flou Grooteclaes » - est celle du silence. Belgique, Italie, Fort-de-France – il titre rarement ses images ; le plus souvent, il se contente d’un lieu et d’une date, si bien que des sujets différents portent souvent les mêmes références – autant d’îlots de calme. Il est même parvenu à nous offrir un boulevard Saint-Michel où ne s’entendent pas les voitures, où une motocyclette passe sans bruit, où les arbres se reflètent avec mutisme sur le trottoir mouillé ; un jardin du Luxembourg où même le kiosque à musique se tait ; une île Saint-Louis où personne, jamais, n’a dû mettre les pieds, où le banc public est flou, où la Seine est aveuglante de silencieuse lumière. Le soleil, chez lui, ne fait pas davantage de bruit. En Martinique, un voilier a fermé ses voiles, les fauteuils qui entourent la piscine sont vides, l’eau reste calme et sans paroles. Et cette Belgique sous la neige rejoint ce Paris où, au bistrot La Contrescarpe, un Vélosolex esseulé n’a emmené dîner personne. Les tournesols d’Italie regardent le soleil et l’objectif en même temps – l’artiste est le soleil – mais aucun vent ne les caresse. Grooteclaes n’est jamais grandiloquent. On ne trouvera pas ici de sites majestueux ou de monuments hautains. Pas de cathédrales gothiques, pas de grands clochers de Belgique, pas de grève d’Ostende… Bien mieux, un intimisme dont la simplicité est proche de l’universel. Les chaises du Luxembourg (deux images différentes, toutes deux dites « Jardin du Luxembourg, Paris, 1981 ») sont, sur ce plan, une parfaite réussite de douceur, de mutisme et d’absence. Pas de scènes maritimes, non plus. D’Aubel où il naquit à Embourg où il vivait, on ne s’éloigne pas de Liège, on reste à l’intérieur des terres. Comment dire le silence ? Raconter les photographies d’un poète ? En cet endroit, intimement têtu, où l’on demeure seul, à regarder des affiches déchirées, décollées, au n° 55 d’on ne sait quelle rue du Paris de 1963, où l’on voit en orangé l’annonce des Marx Brothers, mais en rose un film de Buñuel, où une œuvre de Carné côtoie le judo et le cours Charlemagne. En cet endroit où du linge sèche sur un étendoir planté sur un bout de terrain (« France, 1987 », dit uniquement la légende) ; aucun vêtement, jamais, n’a été aussi vide, aussi inhabité que dans l’espace sans paroles de Grooteclaes.

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vendredi, 24 novembre 2006

Les passants

Si ces lieux sont sans passants, il est aussi des passants sans lieux… ou presque. Grooteclaes, parfois, en toute humilité, se prend pour le destin. Un destin partial, qui s’exprime au moment où se déclenchent, non seulement son appareil mais, surtout, sa mémoire humaine. Voici cette Martiniquaise, panier à l’épaule et ombrelle teintée d’un rose indistinct, qui passe dans sa jupe plissée et, naturellement, nous tourne le dos. Voici ces Japonais dans une salle d’attente de Tokyo. Voici cette femme nue, blonde et brune, aux seins parfaits, à Arles. Voici encore ces deux vieilles dames à cabas, à Zuydcoote, sur le banc de leur hasard… qui nous tournent le dos. Voici cet orchestre de rue, en Italie, dont tous les musiciens sont âgés. Voici ces deux passants, l’homme porte un béret, ils cheminent au bord d’un quai, le dos tourné… Mais pourquoi ces vues de dos, presque systématiques ? Parce que Grooteclaes photographie le silence, parce qu’il a l’entêtement discret des marées de mer du Nord. Et puis, peut-être aussi, pour ces raisons qui lui faisaient masquer le regard de ses filles par leurs cheveux ouverts, avec la tranquille complicité du vent. Histoire de voir moins net. De voir flou, ce qui n’a jamais empêché la lucidité de l’artiste. Enfin, naturellement, par discrétion, par sa délicatesse constante.

Dans cet enfer un peu secret et si attachant par la sensibilité émue qui s’y devine, il y a l’érotisme, inévitable. Il est en permanence présent. Toutes les photographies de Grooteclaes sont érotiques. Évidemment, le flou n’y est pas pour rien. Et, parfois, la chose est dite. Comme ces images, jadis publiées dans Plexus, [1] qui nous troublaient, présentées dans sa période « photographisme », avec la violence du rouge, du noir et du blanc. Ou bien, cette série de nus, publiée dans la même revue, traitée selon la technique du « pointillisme », avec des ombres, des noirs et blancs à vous damner définitivement. [2] Puis l’érotisme fut suggéré par « le flou Grooteclaes ». Ce couple, à Fort-de-France, qui s’en va sous une ombrelle rose et se glisse entre deux automobiles trop blanches, stationnées entre deux parterres d’herbe trop verte, que va-t-il faire ? Et ces deux parterres, bizarrement, ont une forme féminine, avec cette allée, là, entre eux, où marche le couple… Ne rien dire, ne rien dire… Se taire comme se tait Grooteclaes, seulement appuyer sur le bouton et, ensuite, ajouter ses couleurs, au secret, dans son atelier… Oui, mais avant de déclencher, il faut voir la photographie possible, l’imaginer juste avant de prendre en mains l’appareil du destin. Et si le destin finit en cartes postales, ce n’est pas de la faute de l’auteur… Que sommes-nous, nous-mêmes, sinon des messages à transmettre, des bouts timbrés de notre propre vie ? Ferré savait les mots qu’il faut : « Dans vos photographies, il passe quelque chose « en plus », ce que les Italiens appellent le non so che, la dernière auberge des critiques et des experts désarmés ». [3] Et voilà, il suffisait d’un poète, pour tout exprimer.

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[1]. Plexus, n° 33, mars 1970.

[2]. Plexus, n° 18, du 15 novembre 1968.

[3]. L’Éternité de l’instant, catalogue d’exposition, op. cit.

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jeudi, 23 novembre 2006

L’ami

Ce poète-là vivait en Italie, entre Sienne et Florence. Grooteclaes était depuis longtemps son photographe attitré. En-dehors des affiches, des pochettes de disques, des reportages pour des revues qu’il a réalisés sur Ferré et les siens, « Groote », comme l’appelait son ami, a fait toute une série de photographies, à toutes les époques de ses recherches techniques, comme en tous les moments de la vie de Léo Ferré. Il fut, au fil du temps, son biographe en images. Nombre d’entre elles datent d’avant le 7 avril 1968, et nous montrent un chimpanzé qui fut chéri du poète… Mais Pépée vit encore chez Grooteclaes, il l’a sortie du temps et la voici, parmi les arbres d’un domaine du Lot. Et voici Ferré chez lui, en Toscane, assis sur une chaise paillée, sur fond d’arbres flous, de grands feuillets imprimés ouverts sur ses jambes croisées ; en regardant bien, on reconnaît la traduction italienne de son célèbre texte Il n’y a plus rien. Et voici Ferré, au même endroit mais sous un autre angle, bras refermés sur ses papiers ; devant lui, un chien ; chaise, jambes et pattes sont comme posées sur le bord inférieur de l’image, elles y reposent – qui dira la magie du cadrage et l’infinie difficulté de l’imaginer avant ? Ferré porte une chemise trop rose, le chien a le poil flou. L’éternité de l’instant, n’est-ce pas ? Plus les couleurs nostalgiques du peintre Grooteclaes. Après ? Avant ? En même temps ? Allez savoir de quelle essence est fait l’art ! Dans quelles chambres secrètes tient-il ses quartiers ? Mieux vaut voguer, sans réfléchir, sur la mer de cet album d’images. Voici Mathieu Ferré, pris dans le feuillage, comme l’était souvent Marianne, là, dans cet ouvrage intitulé Je vous attends… [1] Voici Marie-Christine Ferré, le visage entre des herbes et des fleurs, croisée dans une pochette de disque. Voici Mathieu, encore, tel un sphynx, sur un autre disque. Au verso, père et fils, dans la campagne toscane. Mais qui trouvera ces couleurs-là, dans ce coin d’Italie, sinon Grooteclaes et son nuancier inventé ? Voici, ailleurs, Ferré dans une loge de théâtre, de noir vêtu dans l’attente des lumières et des fracas de la scène, assis de trois-quarts sur une chaise de plastique moulé, au dossier de laquelle pend son blouson de cuir fin. Voyez les plis de sa chemise. Le flou, paradoxalement, les accentue. On va toucher au mouvement. Mais pourquoi le mur de cette loge est-il rose ? Parce que Grooteclaes le fait chanter avec le noir de l’habit et la neige perdue des cheveux de son ami, quelque part dans le temps qui, on l’aura finalement compris, n’existe pas. D’ailleurs, revoici le photographisme, dans des teintes cette fois brunes et noires, avec ces façades de maisons qui deviennent des visages montés sur des cous particuliers. Nous avons ouvert, au hasard, une revue, Zoom, [2] et nous y trouvons un texte de Ferré qui se termine ainsi : « Grooteclaes est fou, je pense. Il ne fait plus de photos. Il est très bien, ce mec ». Oui, il était très bien. Tiens, voici un portrait qui a bien des années, un portrait d’art de Ferré, foulard de soie autour du cou. Plus loin dans le temps et dans l’espace, au hasard d’un numéro de Elle, [3] Pépée, perchée sur les toits d’un certain château. Au détour d’une exposition, un portrait du critique d’art Charles Estienne, autre ami de Ferré.

Mais alors, s’il travaillait le flou et les couleurs, pourquoi parler encore des portraits qu’il fit jadis ? Cette manie de coller des étiquettes et de déterminer des périodes ! Nous sommes en pays d’art. Laissons Grooteclaes tirer ses photographies comme il lui plaît, et qu’il nous soit permis de nous promener ainsi dans le temps, dans son temps… Les mêmes photos existent d’ailleurs parfois en noir et blanc, et retouchées en couleurs inventées. En net et en flou.

Il doit bien y avoir aussi, chez Grooteclaes, cette vie écorchée, cette tendresse profonde, ce besoin d’amour, constant et total, quelquefois camouflés sous une violence intellectuelle. Son photographisme n’était pas doux, loin de là, et son flou était, au vrai, très rigoureux, très ferme, même si l’alliance de ces mots peut surprendre.

Un refuge qui, dans le même temps, serait une arme ? Quand les abris sont aussi des défenses, c’est qu’ils recèlent l’intelligence. Il faut la protéger. N’est-ce pas lui qui a dit : « Je m’efforcerai toujours d’asseoir la photographie comme une fête de l’intelligence » ? On doit le respect à de telles paroles. Leur rareté, en ce monde, tient du diamant, qu’il soit brut, ou bien ouvragé de belle façon et de main d’artisan.

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[1]. Léo Ferré, Je vous attends, poèmes, avec des oeuvres de neuf plasticiens dont Hubert Grooteclaes, Bruxelles, Paul Ide éditeur, 1981.

[2]. Léo Ferré, Hubert Grooteclaes, in Zoom, op. cit.

[3]. Elle, du 7 décembre 1967.

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mercredi, 22 novembre 2006

La lucidité floue

Ce qui frappe, dans l’ensemble de ses travaux, toutes époques confondues, c’est cette totale absence de narcissisme que l’on ne peut manquer de remarquer. Au rebours d’un art communément compris comme un plaidoyer pour le moi, loin de ces photographes qui, d’un sujet à l’autre, ne font jamais que parler d’eux, Grooteclaes, lui, s’efface, ce qui ne signifie en rien que son travail manque de personnalité. Simplement, lui sait s’abstraire, tout en étant formidablement présent. Aucune mégalomanie de créateur, une franche simplicité d’auteur, au contraire. Mais, s’il est simple, l’artiste ne se laisse pas oublier. Sa force est son talent, qu’il importe d’applaudir.

 

Cette discrétion de bon aloi, on la pressentait également dans ses photographies érotiques. En aucune façon, le spectateur ne pouvait se sentir voyeur. La charge artistique n’en était pas moins forte. On retrouve aussi cette pudeur dans ses photos de lieux, où les saisons s’imaginent bien plus qu’elles ne sont montrées. Si les dominantes de teintes et de climats sont de fin d’été, voire franchement automnales, c’est toujours par la nuance que cela s’exprime. Même les hivers de Grooteclaes ont la délicatesse de se laisser imaginer, plutôt que de s’affirmer. Oui, nous sommes bien en pays de poésie. Ses neiges se taisent, comme ne clapotent pas ses pluies. Douceur et nostalgie d’une philosophie calme. Grooteclaes a dû chausser un jour des lunettes peu adaptées à sa vue, en le sachant et en y trouvant son compte. Cette parfaite conscience, qui était la sienne, de réinventer la réalité de ses visions quotidiennes, était déjà le premier pas vers ce que le flou avait pour lui d’inévitable. Il était « écrit » qu’il le rencontrerait et le métamorphoserait à sa manière.

 

Car ce flou, s’il est une marque distinctive, s’il est un style, n’est pas un « truc ». Il n’est jamais rigoureusement le même, comme les couleurs ne sont jamais tout à fait identiques. De plus, il est certains sujets pour lesquels il faut oser un tel traitement. Lorsque Grooteclaes photographie, entre autres baraques foraines, des roulottes de voyantes, il lui faut un certain goût du paradoxe pour rendre flou le domaine de femmes supposées extra-lucides ! La lucidité floue, quel beau refuge pour l’espérance, meurtrie d’avance, des poètes… Quel bon prétexte pour une confiance lovée au creux de l’incertitude ! Enfin, quelle belle définition de l’artiste lui-même… Il peut ainsi, enfant, s’émerveiller et inventer ses soleils. Il peut alors, lucide, n’y croire que très raisonnablement. Un espoir entêté, finalement, et qui rit de lui-même. Il est terrible, aurait pu dire Prévert, il est terrible le bruit que fait le rire, le grand rire de l’homme clairvoyant…

 

Bien sûr, Grooteclaes a été imité ; il suffit de regarder les travaux de certains photographes, dont nombre ont disparu, cela saute aux yeux. Ce qui les différenciait, c’est que ceux-là n’étaient pas des poètes. Ils demeuraient d’excellents techniciens, mais n’avaient pas cette part d’indicible qui fait la vie meilleure. Ils offraient un travail qui, par les nuances de couleurs qu’ils utilisaient, par exemple, se rattachait toujours à une mode quelconque. Ils n’étaient pas hors du temps, dans l’immensité à la fois angoissée et tranquille. Ils n’avaient pas la délicatesse d’âme qui fait l’existence autre, différente. Quand Grooteclaes va voir la vie, le dimanche, il l’emmène dans ces bistrots du nord aux vitres tendues de petits rideaux, et lui dit : « Je vous aime en flou et n’y puis rien. S’il vous agrée d’être vue ainsi, je vous mettrai en couleurs, les couleurs de la mélancolie. Ensemble, nous ferons de belles images. Le voulez-vous ? » La vie n’écoute pas, d’ailleurs, elle est sourde, mais elle prend la pose.

 

Et Grooteclaes, son appareil. Et son talent. Comme il dit : « J’essaie humblement de « sublimer » l’ordinaire ».

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mardi, 21 novembre 2006

Les miroirs, le net

Depuis quelque temps, Hubert Grooteclaes s’était mis à utiliser des miroirs en les faisant, de surcroît, apparaître dans le champ de l’image. Il convient de remarquer que ce que montrent ces reflets ne constitue pas nécessairement un effet artistique, une recherche, mais ajoute en fait une interrogation à sa perception du réel. Où l’on aurait pu guetter l’a priori d’un effet de symétrie, l’on se trouve face à une création dont la méthode est visible puisqu’elle y figure, et dont une partie, le reflet immédiatement et forcément désigné à la perception visuelle, ne montre qu’autre chose, une chose en plus, une partie du paysage non fixée par l’objectif, détruisant encore une fois la notion même de cadrage classique, pour créer une photographie qui reste malgré tout cadrée. Il y a dans ces miroirs, presque angoissants, la question souvent posée, à propos des sujets de Grooteclaes : « Pourquoi ? » Pourquoi ce pare-brise de voiture, obscurci par un pare-soleil de carton ? Pourquoi ces capucines ? Ce buisson dans l’été ? Ce petit avion-jouet ? Ces innombrables routes, chemins, sentiers, qui disparaissent à l’horizon ? Il y a, dans ces miroirs, une partie de la révolte de Grooteclaes, l’écorché. Leurs bords sont des arêtes vives, ce qui n’est pas sans évoquer certains de ses paysages, urbains ou ruraux, enneigés (ces toits intitulés « Belgique, 1978 », où les reflets de neige créent d’improbables gris-bleus). Dans une vue de neige, c’est l’évidence, on ne voit vraiment que ce qui, justement, n’est pas enneigé. Les routes, les étangs, les allées acquièrent alors comme un pourtour coupant, cisaillant notre regard. On peut voir là une métaphore de l’homme seul, courant vers son but, fendant la foule. Il s’en va voir autre chose. On trouve coupante son attitude, et pour cause. Il a dans l’œil le reflet de miroirs intrus.

Des années passées à tirer flou et à créer ainsi quelques unes de ses plus belles photographies… Mais en 1990, on cesse de commercialiser le papier Forté, de fabrication hongroise. C’était justement celui que Grooteclaes utilisait et, lorsque ses stocks seront épuisés, il devra inventer, pour s’exprimer, des formes nouvelles. Il se mettra à utiliser le papier anglais Kentmere, et voudra retirer net l’ensemble de son œuvre. Plus de manipulations. Nouveaux doutes, comme chaque fois qu’un artiste change de manière. Nouveau chemin, âge nouveau. On est en 1992, il a soixante-cinq ans.

Le 14 juillet 1993, Léo Ferré disparaît. Grooteclaes a perdu son père à l’âge de six ans. Dans un ouvrage intitulé À la recherche du père, [1] il n’avait pas hésité à illustrer la réponse de Joseph Orban en publiant un portrait de Ferré. Une nouvelle vie doit, pour lui, s’ouvrir désormais, sans l’ami admiré.

Pour l’ensemble de son œuvre, il reçoit, la même année, le prix Sabam.

Une rétrospective à Charleroi avait été décidée avec son accord, le choix des images fait en concertation avec lui, et le principe d’un livre accepté. Il ne l’a ni vue, ni parcourue, il ne l’a pas vu, pas feuilleté. Il avait déjà déclaré, en 1987, qu’une rétrospective était « une façon agréable de sentir que l’on devient vieux ». [2] Il aura fui celle-là, peut-être. Hubert Grooteclaes est mort subitement, chez lui, à Embourg, le 23 octobre 1994. Il allait avoir soixante-sept ans.

Le livre, le premier qui lui soit consacré, fort bien conçu, va s’intituler Hubert Grooteclaes-Un rêve prémédité, et sera malheureusement posthume. [3] Publié par le Musée de la Photographie de Charleroi, il n’est hélas pas distribué en France. Il s’agit d’un remarquable travail de synthèse, dont l’exemplaire concision ne perd jamais de vue, cependant, la nécessaire profondeur. Christine de Naeyer a signé un excellent essai qui, en parlant tout de même de photographie, sait éviter le jargon technique, et Marc Vausort a réalisé ici la première biographie de l’artiste, établie, en fait, sous forme d’une chronologie très détaillée. Un autre ouvrage paraîtra, en France, celui-là, qui regroupe plusieurs textes de Ferré (mais pas tous, pourquoi ?) écrits à propos de photographies de son ami ; il s’agit de Pureté, chagrin d’adulte (paru, nous l’avons vu, dans Planète), de L’Éternité de l’instant (texte du portfolio, augmenté), et de Métamec (projet ancien, non réalisé), avec les images correspondantes, naturellement ; le volume est augmenté d’un essai de Patrick Buisson, C’est l’histoire d’un métamec, qui est une rapide biographie de Léo Ferré, illustrée, évidemment, de multiples portraits signés Grooteclaes, tous chargés d’une émotion considérable. Le travail des deux amis est donc ici très imbriqué. On a cru bon d’intituler cette œuvre Avec le temps, initiative éditoriale qui n’a absolument rien à voir avec le contenu. [4]

C’est tout. Dans le rayon dévolu aux photographes, on peut toujours chercher, à la lettre G. On ne trouve pas, en France, de livre consacré à Grooteclaes.

On a donc voulu qu’il y en ait un.

__________________________

[1]. Viviane Esders, À la recherche du père, Paris Audiovisuel, 1993.

[2]. Cité in Le Soir illustré, avril 1987.

[3]. Christine de Naeyer et Marc Vausort, Hubert Grooteclaes-Un rêve prémédité, collection « Archives du Musée de la Photographie », n° 5, Musée de la Photographie de Charleroi, 1995.

[4]. Léo Ferré, Avec le temps, photographies d’Hubert Grooteclaes, suivi d’un texte de Patrick Buisson, C’est l’histoire d’un métamec, Paris, Éditions du Chêne, 1995.

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Chronologie

1925

Naissance d’ Yvonne, sœur aînée d’Hubert Grooteclaes.

1927

Naissance d’Hubert Grooteclaes, le 6 novembre, à Aubel. Il est le fils d’Antoine Grooteclaes et de Clémentine Laixhay, fromagers. Il fera ses études au collège Saint-Hadelin, à Visé.

1933

Son père meurt accidentellement.

1944

Il arrête ses études et, tout en rêvant d’une carrière artistique, travaillera dans la fromagerie familiale jusqu’en 1954. Le soir, il colorie des portraits de comédiens.

1947

Son premier appareil est un Zeiss Ikon 6 x 9. Il pratique la photographie en autodidacte et cherche déjà à faire des choses différentes.

1951

Il photographie des artistes, venus jouer près d’Aubel.

1953

Grooteclaes effectue un voyage à Barcelone.

1954

Il commence à travailler chez un portraitiste, à Liège.

1955

Il ouvre un studio de portraits, à Liège, rue Charles-Magnette. Il continue à photographier, le soir, les comédiens et les chanteurs en tournée.

1958

Le 15 juillet, il épouse Renée (Ninette) Halbart. Ils font un voyage à Paris.

1959

Au Palais des Congrès de Liège, Hubert Grooteclaes rencontre Léo Ferré, dont il restera toujours l’ami. Le 15 décembre, naît sa fille Marianne.

1960

II photographie le mariage royal de Baudoin et de Fabiola.

1962

Le 4 juin, naît sa seconde fille, Pascale.

1963

Il réalise ses premiers photographismes, ainsi que des sérigraphies et des reports sur toile.

1964

ll commence à publier ses œuvres dans Photography Annual.

1965

Il expose à Bruxelles. Il voyage à Montréal avec Léo Ferré, qui y effectue une tournée. Il est membre fondateur du groupe Photo-Graphie, association financée par le ministère de l’Éducation nationale et de la Culture.

1966

Il expose à Liège. Le 25 septembre, naît sa troisième fille, Madeleine.

1968

Il fait ses premières projections de photographismes sur toiles, avec utilisation de couleurs acryliques. Il expose dans des galeries, ce qui, à l’époque, ne se fait guère.

1970

Il expose à Paris, à Bruxelles, en Italie (Milan, Florence, Modène, Sorente), à Liège et à Verviers.

1971

Grooteclaes expose à Paris et en Belgique (Merxem et Anvers). Il devient enseignant à l’Institut supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc, à Liège. Il y restera plus de vingt ans.

1972

Il expose en Belgique (Bruxelles et Liège).

1973

Il expose à Turin et au Japon (Tokyo, Osaka et Hiroshima). Il abandonne son studio. Il commence à tirer ses photos en flou avec une vieille optique des années 30, les vire puis les colorie. Il commence aussi à utiliser des miroirs.

1974

Des expositions ont lieu à Cologne, en Belgique (Namur et Anvers) et en France (Royan, Metz).

1975

Il expose à Verviers et à Nashville, ainsi qu’à Bruxelles et à Huy.

1976

Grooteclaes expose à Liège et à Cologne.

1977

De nombreuses expositions se tiennent à Bordeaux, en Belgique (Liège, Aubel, Lichaart, Bruxelles et Herentals) et à Londres.

1978

Une exposition a lieu à Anvers. Il est photographe de plateau pour la RTBF, à Liège.

1979

Liège et Bruxelles accueillent ses expositions. Aux Rencontres internationales de photographie d’Arles, il est maître de stage.

1980

Il perd sa mère. Il fait un séjour en Martinique, dans le cadre d’un échange culturel avec la Belgique. Expositions en Martinique (Fort-de-France), et à Mont-sur-Marchienne, Verviers, Bruxelles, puis à Bonn. Aux Rencontres internationales de photographie d’Arles, il est maître de stage. Il accepte une commande de la Communauté française de Belgique, « La pierre wallonne dans la Belgique romane ».

1981

Liège présente des expositions, mais aussi Toulouse et Washington.

1982

Grooteclaes expose à Lyon et Royan, puis en Belgique (Diepenbeek) et à Amsterdam.

1983

Il expose à Montréal et en France (Paris, Clermont-Ferrand, Nice, Grenoble, Tarbes, Cholet, Lannion, Bagnères-de-Bigorre). Il est maître de stage à l’École nationale de photographie d’Arles, ainsi qu’au Festival du Trégor.

1984

Mulhouse et Chalon-sur-Saône présentent des expositions, ainsi que Gand, Herstal, Bruxelles, Charleroi, Turin, Dudelange et Saint-Hubert. Il est maître de stage à la VIIe quinzaine de la photographie de Cholet. Sortie du portfolio L’Éternité de l’instant, avec des textes de Léo Ferré. Il est maître de stage aux Rencontres internationales de photographie d’Arles. Léo Ferré écrit Métamec, très long poème (396 alexandrins), à propos de certaines de ses photographies.

1985

Il expose à Liège, Ham, Jamy, Paris, Marseille, les Baux-de-Provence, Milan et Ayre.

1986

De nombreuses expositions ont lieu en Italie (Brescia), aux Pays-Bas (Oensel), en Belgique (Anvers), en France (Arras, Strasbourg). Il est maître de stage à la Fondation nationale de la photographie, à Lyon.

1987

Grooteclaes expose à Quimper et Strasbourg puis à Herstal, ainsi qu’à Houston. À Liège, a lieu une rétrospective. Il accepte une commande du Territoire de Belfort, « Les quatre saisons du territoire » ; il traite « L’été ».

1988

Expositions à Riom, Rennes, Clermont-Ferrand, Saint-Jacques-Lalande, aux Pays-Bas (Hoensbroeck) et à Houston. Le 31 décembre, la chaîne Télé-Tourisme consacre à Grooteclaes un documentaire de treize minutes signé Jeanine Vieillevoye, intitulé Dis monsieur, où tu m’emmènes ?

1989

Hambourg, Bruxelles, Oline, Londres et Blagnac l’exposent. Il voyage à Rome et à Florence, continue à utiliser des miroirs. Il est maître de stage à Alden Biesen.

1990

Une exposition a lieu à Laon. Il expose ses photos de Suisse à Lausanne. C’est la fin de ses tirages flous, car on ne fabrique plus le papier hongrois Forté, qu’il utilisait. Il accepte une commande du Musée de l’Élysée à Lausanne, « La Suisse », dans le cadre du 700e anniversaire de la Confédération helvétique.

1991

Expositions aux États-Unis (Rutherford et Dallas). Il accepte une commande de la Communauté française de Belgique, « Regards croisés », ainsi qu’une autre, de la Mission locale d’Anderlecht, « Anderlecht, Paysages urbains, paysages humains ».

1992

Expositions à Liège, Namur, Louvain-la-Neuve, Huy, ainsi qu’à Laon et à Maastricht. Il séjourne au Chili. À partir de cette année, il n’est plus enseignant (il a soixante-cinq ans). À Louvain, une exposition célèbre son amitié avec Léo Ferré. Il commence des tirages nets, avec le papier anglais Kentmere.

1993

Grooteclaes expose à Liège et Bruxelles, ainsi qu’à Tokyo. Il reçoit le premier prix de photographie de la Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs, pour l’ensemble de son œuvre. Le 14 juillet, Léo Ferré meurt, chez lui, en Toscane. Il est inhumé le 17, au cimetière de Monaco.

1994

Expositions à Lille, Arles, Tarbes, Mourenx, La Rochelle. Hubert Grooteclaes meurt subitement le 23 octobre, à Embourg, dans sa maison, à quelques jours de ses soixante-sept ans.

1995

Parution du livre de Léo Ferré, Avec le temps, entièrement illustré par des photographies de Grooteclaes, qui reprend, entre autres, le poème Métamec. Exposition rétrospective à Charleroi, au superbe Musée de la Photographie, installé dans l’ancien Carmel de Mont-sur-Marchienne. Sortie de l’excellent livre de Christine de Naeyer et Marc Vausort, Hubert Grooteclaes-Un rêve prémédité, non disponible en France (hormis dans certaines librairies spécialisées de Paris), le premier qui lui soit consacré. Un peu plus tard, le Centre culturel d’Aubel, sa ville natale, devient Centre Hubert Grooteclaes.

1997

Exposition rétrospective (il s’agit, en fait, d’un extrait de la précédente) Hubert Grooteclaes-Un rêve prémédité à Liège, en l’ancienne église Saint-André. Puis, dans le cadre de la première Biennale de la photographie et des arts visuels, une exposition collective, toujours à Liège, intitulée La ville multiple.

1998

Sortie d’un documentaire d’André Romus, son ami et admirateur. C’est un portrait filmé de près d’une heure, réalisé avec la collaboration de ses trois filles Marianne, Pascale et Madeleine. Initialement intitulé Hubert Grooteclaes-Une vie rêvée, ce film porte finalement l’excellent titre Hubert Grooteclaes-C’est net même si c’est flou. Il est produit par l’asbl Dérives, à Liège, et coproduit par Wallonie Image Production et la RTBF.

2002

Exposition à la gare de Chaudfontaine, en novembre et décembre.

2004

Exposition à l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition au Centre culturel d’Aubel qui porte son nom, du 22 octobre au 1er novembre.

2005

Exposition de photographies de jeunesse à la galerie Le Périscope (Liège), sur le thème Aubel, 1950.

2007

Exposition au musée de Vendôme, du 15 juin au 30 août.

2010

Exposition de photographies de Léo Ferré à la MJC de Rosendaël à Dunkerque, du 9 au 27 mars. Ouverture du site officiel Hubert Grooteclaes à l'adresse : www.hubertgrooteclaes.com. Quadruple exposition à la galerie Le Périscope, à Liège : La Vie dartiste, du 23 avril au 24 juin ; T'es rock, Coco !, du 25 juin au 9 septembre ; La nostalgie, du 10 septembre au 18 novembre ; Le printemps des poètes, du 19 novembre au 28 janvier 2011.

2011

Suite et fin de lexposition précédente. Exposition à labbaye du Val-Dieu à Aubel, du 9 au 25 septembre. Exposition à la maison Villebon de Belœil, au Québec, en octobre.

2013

Exposition de photographies de Léo Ferré à Marseille, bibliothèque LAlcazar, du 5 au 30 mars.

2014

Parution du livre de Rascal, 8 minutes et 19 secondes, avec des photographies de Grooteclaes, à L’École des loisirs. Parution du livre Hubert Grooteclaes, photographe aux éditions Luc Pire. Pour le vingtième anniversaire de la disparition dHubert Grooteclaes, une rétrospective est organisée au Grand Curtius à Liège, à partir du 24 octobre.

2016

Exposition Hommage à Léo à l'Aquilone, Liège, du 6 au 26 mai. Du 10 au 15 août, exposition au château Brunsode, dans le cadre de la Fête à Tilff.

Bibliographie

Cette bibliographie, incomplète bien que déjà très abondante, comprend livres, annuaires, portfolios, catalogues d'expositions et articles de presse.

 

Pourquoi pas ?, du 13 décembre 1963, avec un texte d'Efdé

Photography annual, 1964

Pureté, chagrin d'adulte..., Planète, n° 22, mai juin 1965, avec un texte de Léo Ferré

Lignes, n° 6, novembre-décembre 1965

Pénéla, n° 4, juin 1967

Plexus, n° 9, 3e trimestre 1967

Elle, du 7 décembre 1967

Caméra, n°1, janvier 1968

Prologue, n° 13, novembre 1968, avec un texte de Victor Moremans

Plexus, n° 18, du 15 novembre 1968

Photography of the world, 1967

Photo, n° 16, janvier 1969

Popular Photography italiana, n° 143, septembre 1969

Psychology, n° 8, 1970

Pourquoi pas ? du 15 janvier 1970, avec un texte de David Lachterman

Samedi, du 28 mars 1970

Plexus, n° 33, mars 1970

Photo-Tribune international, n° 12, décembre 1970-janvier 1971

Spécial, du 20 janvier 1971, avec un texte signé A.G.

Clés pour les arts, n° 7, mars-avril 1971

Color, n° 5, mai 1971, avec un texte de Joachim Gichethausen

Photo-Ciné-Revue, juin 1971, avec un texte de Jean Gohelle

Pureté, chagrin d'adulte, Dossier Planète « L'Amour à refaire » n° 1, décembre 1971, avec un texte de Léo Ferré

Photography of the world, 1972

Photography year book, 1972

Idea, hors-série « Who's who of European designers », 1972

Le Triptyque, n° 10, juillet 1972, avec un texte de Stecca Kiko

Annuaire du Centre culturel Fiat, 1973

Photography year book, 1973

Fotografia Italiana, n° 179, janvier 1973

France Photographie, n° 30, février 1973

A quartely review of design, n° 1, printemps 1973

Avenue, juillet 1973

Asahi Pentax annual, 1974

Ve Biennale internationale de l'affiche, Varsovie, 1974

Novum, février 1974, avec un texte de Charles Rohonyi

Grooteclaes - Sérigraphies, catalogue d'exposition, sans lieu ni date (après 1974), avec un texte de Léo Ferré

Nueva Lenta Fotografia, n° 37, mars 1975, avec un texte de Jean-Claude Gautrand

L'œil à tout, n° 14, février 1975, avec un texte de Jean-Marie Maizières Graphis annual, 1976

Zoom, n° 37, mai 1976, avec un texte de Léo Ferré

Photographs annual, 1977

22e Salon international d'art photographique, Bordeaux, 1977

La Wallonie, du 20 octobre 1977, avec un texte de Raymond Haine

La Libre Belgique, du 18 mars 1977, avec un texte de Jean Pigeon

Labo, n° 14, juin-juillet 1977, avec un texte de Pierre Stiévenart et Claude Michaux

12e Exposition internationale d'art photographique, Périgueux, 1978

Le nouveau Photocinéma, n° 68, mai 1978, avec un texte non signé

En Belgique-La photographie romane, Bruxelles, 1979 Photographes liégeois, Musée de l'Architecture de Liège, 1979

Photographie 1964-1979, Académie des Beaux-Arts, Palais des Beaux-Arts, Charleroi, 1979

4 millions 4, n° 218, du 15 mars 1979, avec un texte de Marcel Van Hulst et Louis-Pierre Nevelsteen

Le Soir, du 22 septembre 1979, avec un texte de Jacques Poncin

La libre Belgique, du 28 septembre 1979, avec un texte de Jean Pigeon Foto, octobre 1979

La Cité, du 5 décembre 1979, avec un texte de Benoît Califice

Jalons et actualités des arts, décembre 1979

La Wallonie, du 8 décembre 1979, avec un texte de Jacques Parisse

Camera belgica, Bruxelles, 1980

Roger Coenen et Karel van Deuren, De fotografie in België, 1940-1980, Provinciaal Museum voor Kunstambachten, 1980

Liège Province d'Europe, n° 59, avril 1980, avec un texte de Renée Raskin

Télé-Moustique, du 10 juillet 1980, avec un texte de Jeanine Joris-Musialski

La pierre wallonne dans la Belgique romane, Bruxelles, 1981

Museo Ken Damy, n° 5, février 1981

La Wallonie, du 21 février 1981, avec un texte de Pierre Bastin

L'Événement, du 23 mai 1981, avec un texte de Guy Lemaire

Le Nouvel Impact, du 15 juin 1981

Photographie, n° 9, septembre 1981

Hubert Grooteclaes, catalogue d'exposition, Galerie municipale du Château d'eau, Toulouse, décembre 1981, avec des textes de Léo Ferré, Jean Dieuzaide et Hubert Grooteclaes

Léo Ferré, Je vous attends..., avec des œuvres de neuf plasticiens, Bruxelles, Paul Ide éditeur, 1981

Biennale de la critique, Palais des Beaux-Arts, Charleroi, 1982 Photography year, 1982

La Libre Belgique, du 4 septembre 1982, avec un texte de Jean-Marie Baron

Réflexions, juillet-août 1982, avec un texte de Katrijn Livingston

Nova Imagen, n° 29, avril 1983

Photo-Revue, n° 1, avril 1983.

Images, n° 16, avril 1983, avec un texte de Jean-Claude Gautrand

The Photographic journal, octobre 1983, avec un texte de Frank Peeters

Info-Magazine, du 6 décembre 1983, avec un texte de Jean-Jacques Arène

Ludo Bekkers, Over Fotografen-Twaalf gesprekken met Belgische fotografen, BRT-Brochure, 1984

Art & Fact, n° 3, 1984, avec un texte de Joseph Orban

Rinaldo Prieri, Immagini della fotografia franco-belga, Turin, 1984

XYZ Fotografie, n° 6, mars-avril 1984

Télé-Moustique, du 28 juin 1984 avec un texte de Philippe Lambert-Galliac

Photographie ouverte, n° 30, septembre 1984

Aujourd'hui hebdo, du 8 septembre 1984, avec un texte de Jeanne Vercheval

Le Soir, du 10 octobre 1984, avec un texte de Michel Hubin

Le Photographe, novembre 1984

L'Éternité de l'instant, Éditions du Perron, 1984, avec des textes de Léo Ferré

L'Éternité de l'instant, portfolio de dix cartes postales, Éditions du Perron, 1984

Joseph Orban, Devoirs libres, libres de voir…, Liège, 1985

Kunstbeeld, décembre 1984-janvier 1985, avec un texte de Ludo Bekkers

L'Éternité de l'instant, catalogue d'exposition, Centre Wallonie-Bruxelles, Paris, février mars 1985, avec des textes de Léo Ferré et de Joseph Orban

Je vais construire, n° 79, mars 1985

Festival international de la photographie, Liège, 1986

Fotoprof, du 1er février 1986, avec un texte de Huub Jansen

Intermédiaire, du 26 mars 1986, avec un texte de Philippe Lambert

Focus, n° 4, avril 1986

Week end, du 11 juillet 1986, avec un texte de Jacqueline Remits

Sélection Kodak, Séoul, 1987

Le Mois de la photographie, Liège, 1987, avec un texte de Madeleine Millot-Durrenberger

 Le Soir illustré, avril 1987, avec un texte de Philippe Lambert

La Wallonie, du 4 décembre 1987, avec un texte de Pierre Bastin

Les quatre saisons du territoire-L'été, Territoire de Belfort, Éditions Granit, 1988

La Wallonie, du 12 février 1988, avec un texte de Pierre Bastin

La Wallonie, avril 1989, avec un texte de Pierre Bastin

Collection du Musée d'Art moderne et contemporain-Photographie, Strasbourg, 1990

British Journal of Photography, du 4 janvier 1990, avec un texte de Chris Dickie

Regards croisés, ministère de la Communauté française, Bruxelles, 1991

Voir la Suisse autrement, Musée d'Art d'histoire de Fribourg, 1991

La Wallonie, du 12 juillet 1991, avec un texte de Pierre Bastin

Anderlecht-Paysages urbains, paysages humains, Mission locale d'Anderlecht-La Papeterie, 1992

Maison de la Culture de Namur, n° 103, 1992, avec un texte de Joseph Orban

De Standaard, du 13 avril 1992, avec un texte de Filip Tas

La Wallonie, du 8 mai 1992, avec un texte de Pierre Bastin

Week end-L'Express, du 22 mai 1992, avec un texte de Roger-Pierre Turine

De Standaard, du 30 juillet 1992, avec un texte de Filip Tas

Le Soir, du 1er octobre 1992, avec un texte de Jean-Marie Wynants

Viviane Esders, À la recherche du père, Paris-Audiovisuel, 1993

Pour une histoire de la photographie en Belgique-Essais critiques-Répertoire des photographes depuis 1839, Musée de la Photographie de Charleroi, 1993

La Wallonie, du 2 avril 1993, avec un texte de Pierre Bastin

Wallonie-Bruxelles, n° 4, juin 1993, avec un texte de Sophie Creuz

L'Œuf sauvage, n° 8, automne 1993

La Libre Belgique, du 26 octobre 1994, avec un texte de Jean-Marc Bodson

La Wallonie, du 26 octobre 1994, avec un texte signé O. D.

La Meuse-La Lanterne, du 26 octobre 1994, avec des textes de Jacques Paraisse et de Cécile Vrayenne

Le Soir, du 26 octobre 1994, avec un texte de Jean-Marie Wynants

Libération, du 28 octobre 1994, avec un texte d'Hélène Hazéra

Christine de Naeyer, Marc Vausort et Georges Vercheval, La Photographie, Wallonie-Atouts et références d'une région, Namur, Gouvernement wallon, 1995

Regart, n° 23, printemps 1995, avec un texte non signé

Avec le temps, Éditions du Chêne, 1995, avec des textes de Léo Ferré

Christine de Naeyer et Marc Vausort, HubertGrooteclaes- Un rêve prémédité, Musée de la Photographie de Charleroi, 1995

Photographie ouverte, n° 97, novembre-décembre 1995, avec un texte de Georges Vercheval

Libération, du 17 janvier 1996, avec un texte d'Hélène Hazéra

Rascal, 8 minutes et 19 secondes, avec des photographies de Grooteclaes, LÉcole des loisirs, 2014

Hubert Grooteclaes, photographe, éditions Luc Pire, 2014

Les Copains d'la neuille, n° 29, printemps-été 2015, numéro spécial Léo Ferré-Hubert Grooteclaes

Pochettes de disques, affiches, couvertures de livres et cartes postales innombrables.